Le matériel de communication

L’utilisation de moyens technologiques facilite grandement la communication avec une personne atteinte du LIS, elle peut aussi l’accélérer et dans tous les cas lui permet de retrouver une autonomie de communication. Le rôle de l’ergothérapeute et/ou de l’orthophoniste sera de définir comment la personne pourra accéder à cette aide technique, cet accès variera selon le degré d’autonomie.
La personne LIS exprimera son désir d’utiliser un système électronique ou informatique selon l’usage qu’elle souhaite en faire et ses capacités d’apprentissage.
Dans tous les cas, il y a lieu de ne pas mésestimer cet apprentissage qui sera long et nécessitera beaucoup de persévérance de la part de la personne LIS.

Essayer le matériel

Avant toute acquisition il faut essayer le matériel plusieurs jours voire plusieurs semaines. Plusieurs organisations le proposent dont ALIS : voir dans le livret Communiquer sans la parole

Les boîtiers de communication ou téléthèses

Ce sont des appareils électroniques spécialement dédiés à la communication sans la parole. Ces boîtiers sont en général relativement petits, légers et assez robustes, ce qui permet de les embarquer facilement sur un fauteuil roulant.
La personne LIS s’exprimera soit par la synthèse vocale intégrée, par l’écran d’affichage ou via une imprimante.
Il y a différents moyens pour un LIS de contrôler les téléthèses : Si la personne dispose d’une mobilité suffisante au niveau de la tête, elle sélectionnera une lettre ou un pictogramme avec une licorne ou un pointeur optique (laser), sinon le seul moyen d’accès sera un contacteur situé au niveau du doigt, du menton, de la paupière… qui permettra de stopper le défilement des lettres (ou des pictogrammes) de la téléthèse.
Il existe différents modèles (les derniers étant en couleur, et résistant aux chocs comme à la pluie), nous ne les présenterons pas ici, mais vous pouvez vous reporter à la brochure « Communiquer sans la parole ? » pour plus d’information sur le sujet

L’ordinateur

L’ordinateur n’est pas spécialement dédié à la communication avec l’entourage proche (sauf si la personne LIS passe sa journée devant son écran) mais sa modularité lui permet, grâce à de nombreux logiciels, de remplacer avantageusement les téléthèses. Un atout indéniable de l’ordinateur est aussi son prix, largement inférieur à celui de la moindre téléthèse. L’ordinateur offre de multiples autres possibilités via tous les logiciels existants, les jeux… grâce à Internet, la personne LIS accède au monde extérieur. Les contacts par Email gomment le handicap et la distance géographique. Des liens très amicaux et réconfortants existent d’ailleurs entre les personnes LIS qui ont rejoint ALIS.

Là encore il y a différents moyens d’accès à l’ordinateur, pour ne citer que les principaux et ils dépendent à nouveau de l’autonomie de la personne LIS :

  • Le défilement via un contacteur : un petit logiciel propose dans un tableau qui défile de sélectionner une lettre, ou un raccourci, ou encore un déplacement de la souris (vers la gauche par exemple). Cela permet au malade d’utiliser l’ordinateur et même de contrôler la souris avec un seul mouvement fiable retrouvé.
  • La licorne : placée sur la tête, elle permet à un LIS ayant une mobilité au niveau de la tête de taper au clavier, mais pas de contrôler la souris.
  • Une autre possibilité quand il y a mobilité de la tête consiste à utiliser une webcam qui détecte les mouvements de la tête (soit les mouvements d’une partie du visage, soit ceux d’une pastille réfléchissante collée sur le front par exemple) : on peut citer comme exemple le Trackir.
    Le mouvement de la souris est ainsi contrôlé.
  • Les personnes LIS pour qui seul le mouvement oculaire est exploitable utiliseront l’un des systèmes à commande oculaire : le QuickGlance, l’Eyegaze et le Visioboard fonctionnent sur ce principe. Notons quand même que ces systèmes sont en général beaucoup plus chers que les autres.

Pour l’acquisition d’un système informatique, il faudra nécessairement que la personne LIS soit entourée par un proche (famille, voisin…) qui pourra ainsi l’aider lors de l’apprentissage et aussi lors des « plantages » inévitables de tout ordinateur.
Pour tous les systèmes précédemment cités, la personne pourra avoir accès aux fonctions du clavier en utilisant un clavier virtuel qui apparait à l’écran. Vous trouverez des informations sur les claviers virtuels sur le site :
www.handiaccess.org